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LA TÉLÉVISIONRésuméÀ son arrivée en 1952, la télévision a un impact majeur. « Tout à coup, on a vu sur l’écran des gens qui étaient bien des canadiens-français, dont le langage était le nôtre » dit Claude Jutra. Quelle relation la télévision et le cinéma entretiennent-ils dans leur « mariage maudit depuis toujours », selon Denys Arcand?
Synopsis«Quand on va au cinéma, on lève la tête; quand on regarde la télévision, on la baisse.» a déclaré un jour Jean-Luc Godard, qui aimait pratiquer l’art de la boutade. Quelle relation la télévision et le cinéma entretiennent-ils dans leur « mariage maudit depuis toujours », selon Denys Arcand? À son arrivée en 1952, la télévision a un impact majeur. « Tout à coup, on a vu sur l’écran des gens qui étaient bien des canadiens-français, dont le langage était le nôtre » dit Claude Jutra. « Penser que les émissions rejoignaient les gens d’Abitibi, de Beauce, de Gaspésie, c’était hallucinant!» dit Jean Beaudin. Mais après l’euphorie et l’idéal des débuts, la qualité fait place au spectacle racoleur que dénonce Jean-Claude Lord en 1976 dans Parlez-nous d’amour, film coup de poing « qui ne pourrait se faire aujourd’hui, à l’heure de la rectitude politique. » dit Lord. Dorénavant, les regards engagés, les expérimentations formelles viendront pour beaucoup d’une nouvelle génération de réalisateurs qui voit arriver avec bonheur la technologie vidéographique, facile d’usage et peu coûteuse. Robert Morin, Pierre Falardeau et Charles Binamé en feront leur première arme. À la télévision, Lance et compte marque le début des séries réalisées et produites avec les moyens du cinéma, qui vont multiplier les succès, fracassant les records de cotes d’écoute. « Avant, les auteurs de télé écrivaient des textes, c’était comme de la radio. Maintenant on écrit avec nos yeux.» dit François Avard. Si la télévision a bénéficié de la contamination cinématographique, en est-il de même pour le cinéma? Des cinéastes déplorent le manque de diversité de la production actuelle trop souvent axée sur des formules éprouvées portées par des vedettes du petit écran. « Les producteurs et les distributeurs savent que les gens risquent d’aller au cinéma si tel acteur ou actrice s’y trouve » explique Sophie Lorrain, actrice devenue réalisatrice. Sommes-nous passés du mariage maudit au mariage forcé? Ou avançons-nous vers une cohabitation heureuse? Extrait vidéoCinéma Québécois, la télévision. ParticipantsDenys Arcand, Jean Beaudin, Charles Binamé, Luc Bourdon, Claude Fortin, Daniel Grou (Podz), Sophie Lorain, Jean-Claude Lord, Robert Morin, Lorraine Richard. Fiche
Producteur au développement : Claude Godbout.
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