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LES RELATIONS AMOUREUSESRésuméÉlevés à l’école de Guy et Yvette, célèbres personnages des manuels scolaires d’autrefois, nos premiers cinéastes ont le sentiment d’avoir été trompés par un système d’éducation qui a figé hommes et femmes dans des rôles stéréotypés, tout en les conditionnant au mythe du grand amour. À l’heure du tout-est-permis, où en sommes nous ? Une nouvelle génération de réalisateurs a récemment pris d’assaut nos écrans. Entre le romantisme des uns et l’omniprésente pulsion sexuelle des autres – les regards de femmes sont rares -, notre cinéma semble peiner à dire l’amour et l’émotion.
SynopsisSans l’amour, le cinéma existerait-il? Élevés à l’école de Guy et Yvette, célèbres personnages des manuels scolaires d’autrefois, nos premiers cinéastes ont le sentiment d’avoir été trompés par un système d’éducation qui a figé hommes et femmes dans des rôles stéréotypés, tout en les conditionnant au mythe du grand amour. Cela, doublé d’un inconscient collectif marqué par un sentiment d’infériorité, aurait conduit à ceci, selon le cinéaste Fernand Dansereau : notre cinéma présente des personnages d’hommes faibles, jamais de héros, ce qui expliquerait que de grands personnages féminins n’aient pu émerger, telle Marilyn Monroe aux États-Unis par exemple. Malgré tout, de grandes histoires d’amour ont heureusement illuminé nos écrans dont Les dernières fiançailles, Kamouraska et J.A. Martin photographe. L’arrivée de réalisatrices apporte bientôt un souffle nouveau à notre cinéma. Paule Baillargeon signe en 1980 La cuisine rouge, un film formellement audacieux et assurément politique qui provoque de vives réactions. Venue d’ailleurs, Léa Pool entreprend avec La femme de l’hôtel une œuvre libre d’attaches culturelles. Si elle ose les relations homosexuelles au féminin, la réalisatrice cherche d’abord à exprimer l’amour dans ce qu’il a d’universel, en créant des personnages avant tout humains, comme le fera plus tard Manon Briand dans 2 secondes. Mais l’amour n’est pas qu’affaire de couples. «Maman, maman, je t’aime tout le temps, même quand j’en ai pas l’air» dit la formidable petite Manon des Bons débarras. Et comment oublier Isabelle Blais, bouleversante dans une scène des Invasions Barbares où elle exprime comme jamais l’amour d’une fille pour son père? À l’heure du tout-est-permis, où en sommes nous ? Une nouvelle génération de réalisateurs a récemment pris d’assaut nos écrans. Entre le romantisme des uns et l’omniprésente pulsion sexuelle des autres – les regards de femmes sont rares -, notre cinéma semble peiner à dire l’amour et l’émotion. « Les jeunes doivent se créer une nouvelle symbolique parce que l’ancienne ne tient pas. » conclut Fernand Dansereau. Extrait vidéoCinéma Québécois, les relations amoureuses. ParticipantsDenys Arcand, Michel Brault, Marcel Carrière, Fernand Dansereau, Sophie Deraspe, Pascale Ferland, Roger Frappier, Maxime Giroux, Jean-Claude Labrecque, Stéphane Lafleur, Jean-Pierre Lefebvre, Yves Lever, Werner Nold, Benoit Pilon, Anne-Claire Poirier, André Turpin. Fiche
Producteur au développement : Claude Godbout.
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