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LA POLITIQUERésuméNos cinéastes montent au front politique dès la fin des années 50. Affirmation culturelle, indépendance nationale, contestations des jeunes, lutte des classes: caméra au poing, on filme l'histoire en marche, on capte en direct l'extraordinaire ébullition qui secoue le Québec durant deux décennies. Après l'euphorie créée par le 1er référendum, c'est la désillusion. L'enthousiasme des cinéastes pour la politique s'étiole quand il ne disparaît pas totalement. Sommes-nous passés de la politique au politique?
Synopsis"L'important c'est de bâtir une armée clandestine parce que nous n'atteindrons pas notre objectif par des moyens parlementaires" affirme Robert Lemieux, l'avocat du FLQ. C'est la révolution au Québec! Nos cinéastes montent au front politique dès la fin des années 50. Affirmation culturelle, indépendance nationale, contestations des jeunes, lutte des classes: caméra au poing, on filme l'histoire en marche, on capte en direct l'extraordinaire ébullition qui secoue le Québec durant deux décennies. "La politique nous habitait" résume Denys Arcand. Il en paiera le prix. Car au goût de certains, cette liberté de parole va trop loin: la censure s'abat sur On est au coton, puis sur 24 heures ou plus de Gilles Groulx, œuvres phares qui dormiront sur les tablettes de l'ONF pendant des années. Après l'euphorie créée par le 1er référendum, c'est la désillusion. L'enthousiasme des cinéastes pour la politique s'étiole quand il ne disparaît pas totalement. Arcand jette l'éponge. Pierre Falardeau règle ses comptes en créant Elvis Gratton, puis il réalise deux fictions dramatiques poignantes sur la crise d'Octobre et la révolte des Patriotes de 1837. De son côté, Michel Brault, qui nous avait donné en 1975 Les Ordres - une œuvre résolument engagée qui s'est mérité le prix de la mise en scène à Cannes - passe lui aussi au mode fictif, selon une optique plus historique que politique. Le goût du combat nous a-t-il déserté(s)? Ou bien a-t-il simplement pris une autre forme? Avec les années 90, une mondialisation aux effets pervers incite une nouvelle génération de cinéastes à élargir la réflexion politique à des questions planétaires telles l'immigration, les écarts entre pays riches et pauvres et surtout l'environnement. Sommes-nous passés de la politique au politique? Extrait vidéoCinéma Québécois, la politique. ParticipantsPaul Ahmarani, Denys Arcand, Anaïs Barbeau-Lavalette, Michel Brault, Denis Chouinard, Pierre Falardeau, Claude Gauthier, Jacques Godbout, Jean-Claude Labrecque, Bernard Landry, Monique Simard. Fiche
Producteur au développement : Claude Godbout.
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