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L'ÉTRANGERRésumé« On fait du cinéma avec des images qu’on a reçues et non avec la réalité qu’on a vue » dit Dany Laferrière. Bien des cinéastes issus de pays étrangers ont découvert le Québec à travers les classiques des Jutra, Perrault, Brault, Carle ou Forcier. Le croisement de leurs regards et de leurs réalités respectives est source de tension dramatique et, par essence, cinématographique. L’étranger devient source d’échanges, de complicités, de réflexion et de création. C’est un signe de maturité.
SynopsisL’étranger, c’est l’autre. C’est l’immigrant vu par le Québécois. C’est le Québécois vu par celui ou celle qui vient d’ailleurs. Le croisement de leurs regards et de leurs réalités respectives est source de tension dramatique et, par essence, cinématographique. Longtemps, notre cinéma de fiction, reflet d’une insécurité et d’une peur presque ataviques, a présenté « les étranges » comme une menace à l’identité canadienne-française. De son côté, le documentaire a cherché à comprendre la réalité de l’immigrant dès les années soixante, avec des films tels Dimanche d’Amérique et Quelques arpents de neige. Depuis, notre perception de l’étranger a évolué au gré du mouvement national d’affirmation et d’émancipation qui culmine à la fin des années 70. Nos cinéastes s’attachent alors à l’expression identitaire des Québécois de souche. Parallèlement, des cinéastes issus d’autres pays viennent alors enrichir notre cinématographie de leur regard. Leur œuvre est construite à même les notions d’exil et d’identité. Tandis que Paul Tana parle du difficile no man’s land où vit l’exilé, pour Léa Pool, « l’étranger, c’est un espace de découverte, de liberté ». De leur côté, Marilù Mallet et Michka Saal ont découvert le Québec sur les écrans de leurs pays d’origine, à travers les classiques des Jutra, Perrault, Brault, Carle ou Forcier. Le cinéma incite au voyage. « On fait du cinéma avec des images qu’on a reçues et non avec la réalité qu’on a vue » dit Dany Laferrière. À la faveur de l’évolution de la société d’ici, de celle d’un monde désormais global, et d’allers-retours de plus en plus fréquents en terres étrangères - c’est le cas pour la génération de réalisateurs issue de La course autour du monde - notre cinéma tend aujourd’hui à intégrer et amalgamer des éléments de cultures diverses, tout en ne perdant pas de vue ses racines. Le nous québécois se transforme. L’étranger devient source d’échanges, de complicités, de réflexion et de création. C’est un signe de maturité. Extrait vidéoCinéma Québécois, l'étranger. ParticipantsPascale Bussières, Martine Chartrand, Philippe Falardeau, Roger Frappier, Dany Laferrière, Marilú Mallet, Léa Pool, Michka Saäl, Paul Tana, André Turpin. Fiche
Producteur au développement : Claude Godbout.
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