Eureka! Productions
 
Cinéma Québécois

LE DÉSIR

Résumé

Au Québec, pudibonderie et hypocrisie ont longtemps plombé la vie, imposées par un clergé oppressif. Ainsi, entre 1913 et 1967, les officiers du Bureau de la censure sévissent, refusant la projection de plus de 6000 films venus de France et d’ailleurs. La révolution sociale des années 60 va faire tomber tous les tabous. Avec Valérie, Denis Héroux ose en 1968 « le premier film érotique » où il fait « exploiter ses ressources naturelles » à Danièle Ouimet.

Synopsis

Cachez ce sein que je ne saurais voir! Au Québec, pudibonderie et hypocrisie ont longtemps plombé la vie, imposées par un clergé oppressif. Ainsi, entre 1913 et 1967, les officiers du Bureau de la censure sévissent, refusant la projection de plus de 6000 films venus de France et d’ailleurs, sans compter les innombrables scènes passées au couperet pour des motifs délictueux tels « femme buvant et fumant »...

La révolution sociale des années 60 va faire tomber tous les tabous. Avec Valérie, Denis Héroux ose en 1968 « le premier film érotique » où il fait « exploiter ses ressources naturelles » à Danièle Ouimet. Le film coûte $50 000 et rapporte un million, à l’époque où le billet de cinéma coûte 1$! Suit la comédie Deux femmes en or où Claude Fournier ose inverser les rôles en portant à l’écran des épouses de banlieue qui trompent leur ennui avec des inconnus de passage au moyen de jeux sexuels dont elles sont les initiatrices. C’est la révolution! Le film reste encore aujourd’hui le plus grand succès du cinéma québécois quant au nombre de spectateurs.

S’ensuit une vague de 12 films voyeuristes, vite tuée par sa médiocrité. Mais en parallèle, un tout autre cinéma québécois contribue à esquisser les nouveaux contours des relations hommes-femmes, porté avec sensibilité, franchise, tendresse et sensualité par les Claude Jutra, Gilles Groulx, Jean-Pierre Lefebvre, Michel Brault, et Gilles Carle qui affiche son goût pour l’érotisme.

Aujourd’hui, la sexualité se consomme comme n’importe quoi d’autre. « On est plus proches du cul et de la pitoune. Ça va avec la société, tout est expéditif. » affirme Micheline Lanctôt. « Le désir est dans la durée, la retenue, la suspension. On n’est plus là-dedans aujourd’hui. » regrette Pascale Bussières. « S’il n’y a pas de désir et de sexualité à l’écran, c’est qu’il n’y en a pas dans nos vies, dont l’écran est un témoin fidèle. » conclut Denys Arcand.

Extrait vidéo


Cinéma Québécois, Le désir.

Participants

Denys Hérox, Danielle Ouimet, Jean Pierre Lefebvre, Guy Borremans, Micheline Lanctôt, Pascale Bussières, Pierre Harel, Claude Fournier, Marie-Josée Raymond, François Delisle, Denys Arcand.

Fiche

Producteur au développement : Claude Godbout.
Scénariste et réalisateur aux entrevues : Georges Privet.
Réalisateur : Bernard Lafrenière.
Monteur : Daniel Vigneault.
Producteur : Claude Goddbout et France Choquette.
Producteur associé : Jean Roy.

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